« Révisons nos Classiques », à l’Entracte

Lundi 27 février 20h45 – Cinéma de Falaise, Salle Jacques Gamblin

Reprise de l’animation « Révisons nos Classiques » avec le thème :
« Rebelles, rebelles » : l’individu face à l’autorité.

L’Entracte vous propose de voir ou revoir des films du patrimoine accompagné de l’intervention d’un spécialiste du cinéma du répertoire : Youri Deschamps

Au programme de ce lundi 27 février : LA BALADE SAUVAGE
Film de 1975, durée 1h35.
Drame américain de Terrence Malick avec Martin Sheen, Sissy Spacek, Warren Oates.
Inspirée par l’histoire authentique de Charlie Stark-Weather, jeune délinquant des années cinquante, évocation de la folle équipée de deux jeunes amants auxquels on refuse le droit de s’aimer. Ils laissent sur leur passage de nombreux cadavres dont le père de la jeune fille, qui refusait que celle-ci fréquente un éboueur.
En Version Originale sous titrée français – Interdit aux moins de 12 ans – En partenariat avec MaCaO 7ème Art

Force d’opposition, révélateur des iniquités d’un système donné ou bien idéaliste sans cause viscéralement épris de liberté, le personnage du rebelle n’a eu de cesse de traverser les écrans de cinéma et d’y imprimer un imaginaire tenace, dans le bruit et la fureur d’un « non » souverain, édicté en authentique profession de foi clamée haut et fort.
Choisis parmi les récentes ressorties en salles, les trois films de ce nouveau volet de « Révisons nos classiques » explorent le thème de la rébellion dans des contextes divers et des milieux variés : un lycée britannique de la fin des années 60 (If…, Lindsay Anderson, 1968), où un groupe d’élèves se révolte violemment contre le système éducatif et la discipline de fer de leur établissement ; un camp d’entraînement de GI’s en Caroline du Sud pendant la guerre du Vietnam (Full Metal Jaket, Stanley Kubrick, 1987), où une jeune recrue fragilisée et rejetée s’oppose par les armes au conditionnement de l’implacable machine militaire ; et une petite bourgade du middle west à la fin des années 50, où un couple d’écorchés vifs en butte au diktat familial (La Balade sauvage, Terrence Malick, 1974) se retrouve projeté dans une cavale sanglante presque malgré lui. Soit donc trois parcours d’insurgés, à voir ou à redécouvrir, au travers desquels la question de l’individu face à l’autorité se manifeste avec un sens aigu du monde, du cinéma et de leurs mutations respectives.