Si on en parlait

Prochain « si on en parlait »

le Mercredi 14 Décembre à 18h30

au restaurant la Bonne Raison, rue Trinité

Le sujet : l’Uberisation.

Pour beaucoup, l’Ubérisation c’est d’abord la guerre des taxis contre la société Uber. Celle ci ne se résume pas au film des méchants archaïques contre les gentils modernes. Si l’économie participative met en danger nos structures sociales, elle peut aussi rendre possible une société plus solidaire.
Ne nous trompons pas de scénario : l’enjeu du moment n’est ni l’ardente nécessité du combat des start-up mondialisées contre les corporatismes franchouillards ni son exact inverse, à savoir l’obligation de défendre le capitalisme de vieux barons fatigués contre l’hyper capitalisme des seigneurs agiles du futur digitalisé. Non, l’enjeu qui devrait sauter aux yeux de tous les acteurs du débat est l’urgence à penser la société que nous voulons, puis à agir pour la construire.
Le court-circuit qu’incarne l’Ubérisation menace ces fragiles équilibres entre la fiscalité, le droit social, la politique des transports, les investissements d’infrastructure au niveau local et le système de retraite. Pire : sa logique économique et sociétale préfigure l’avènement d’une jungle futuriste dont l’idéal de liberté a priori se monnaierait contre une précarisation généralisée de nos sociétés a posteriori. De fait, les plateformes comme Uber, Lyft et autres Amazon Mechanical Turk construisent leur prédation souriante sur une faible intensité capitalistique, peu d’infrastructures, un minimum d’employés salariés et des travailleurs indépendants ou des auto-entrepreneurs.

Un débat de société vous attend donc.